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Gestion de patrimoine des sportifs professionnels : guide complet 2026
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Gestion de patrimoine des sportifs professionnels : guide complet 2026

Gestion de patrimoine des sportifs professionnels : guide complet 2026
Mis à jour le

27 octobre 2026

Temps de lecture

15 minutes

Ce qu'il faut retenir

La gestion de patrimoine du sportif professionnel répond à trois contraintes structurelles : une carrière courte (en moyenne 9 ans selon France Compétences, 4 à 5,5 ans en Ligue 1 et 2 selon le CEET-CNAM), des revenus très irréguliers concentrés sur quelques années, et une fiscalité spécifique régie par les articles 84 A et 100 bis du Code général des impôts qui autorisent un étalement de l’imposition sur 3 ou 5 ans (BOFiP).

Le sportif professionnel doit organiser quatre piliers : la sécurisation des revenus de carrière (assurance-vie luxembourgeoise, PER, immobilier locatif), la couverture des risques (prévoyance contre la blessure et l’invalidité), la structuration du droit à l’image individuelle issu de la loi du 1er mars 2017, et la préparation de la reconversion professionnelle à laquelle 95 % des footballeurs adhèrent à l’UNFP via Europ Sports Reconversion.

Arc Gestion Privée accompagne les sportifs professionnels et clubs sportifs grâce à l’expérience d’Arnaud Cervello, ancien rugbyman professionnel devenu conseiller en gestion de patrimoine, basé à Montpellier et intervenant en France et en Occitanie.

Pourquoi le sportif professionnel a besoin d’une gestion de patrimoine spécifique

La carrière d’un sportif professionnel ne ressemble à aucune autre trajectoire salariée. Le ministère des Sports recensait 5 388 sportifs de haut niveau inscrits en 2023 sur les listes ministérielles, répartis dans 66 fédérations (sports.gouv.fr). Selon France Compétences, la durée moyenne d’une carrière sportive de haut niveau est de 9 années entre 21 et 30 ans (France Compétences, RS3088). Cette donnée masque cependant de fortes disparités selon les disciplines : l’Onisep évalue la durée d’une carrière sportive à une fourchette de 10 à 25 ans selon la discipline (Onisep). Dans le football, l’étude DADS du Centre d’études de l’emploi et du travail (CNAM) chiffre la carrière moyenne à environ 4 années en Ligue 1 et 5,5 années en cumulant Ligue 1 et Ligue 2 (CEET-CNAM, n°122, juin 2015).

Cette brièveté impose une logique inverse de celle d’un cadre classique : le sportif doit constituer en quelques années le capital qui financera potentiellement plusieurs décennies. Le ministère des Sports souligne que l’apogée de la carrière intervient en moyenne à 27 ans (moyenne d’âge des sélectionnés français aux Jeux olympiques de Tokyo) (sports.gouv.fr).

À cette compression temporelle s’ajoute une vulnérabilité particulière. Le directeur général de l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) rappelle que seuls 15 à 20 % des joueurs de football professionnel français disposent de revenus très élevés, le salaire moyen en Ligue 2 s’établissant à 12 000 euros mensuels pour une carrière moyenne de 6 à 7 ans (UNFP, novembre 2017). La transition est rarement choisie : la quasi-totalité des athlètes devra, à l’issue de leur carrière sportive, s’investir dans un nouveau projet de vie, rappelle le ministère des Sports.

Quatre risques patrimoniaux structurent donc la situation du sportif professionnel :

  • la concentration temporelle des revenus, qui crée un pic d’imposition ;
  • la dépendance à l’intégrité physique, exposée au risque de blessure ;
  • la difficulté à projeter ses revenus au-delà de la fin de carrière ;
  • la complexité fiscale des rémunérations multiples (salaire, primes, droits image, sponsoring).

Face à ces enjeux, recourir aux services d’un CGP sportif haut niveau n’est pas un luxe mais une nécessité méthodologique.

Le parcours patrimonial : trois phases, trois logiques

La gestion de patrimoine d’un sportif professionnel se découpe en trois phases distinctes, chacune mobilisant des outils différents.

Phase 1 — La formation et le début de carrière (16-22 ans)

À cette étape, le jeune sportif perçoit des revenus modestes mais commence à accumuler une notoriété. Les enjeux patrimoniaux sont surtout préventifs : ouverture des premiers contrats d’épargne, structuration administrative, formation au double projet sportif et professionnel. C’est aussi le moment où le ministère chargé des Sports compense les trimestres non cotisés dans la limite de 16 trimestres (32 depuis le 1er janvier 2023 pour les listes Élite et Senior) — cette mesure officielle est détaillée par les fédérations comme la Fédération française de ski (FFS).

Phase 2 — Le pic de carrière (23-30 ans)

C’est la phase de constitution accélérée du patrimoine. Les revenus annuels peuvent dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros, parfois plusieurs millions. La priorité devient l’allocation : assurance-vie pour la liquidité long terme, PER pour l’optimisation fiscale, immobilier locatif pour la diversification, supports adaptés à des horizons longs. C’est également la phase où l’optimisation fiscale via les articles 84 A et 100 bis du CGI prend tout son sens (voir section 4).

Phase 3 — La fin de carrière et la reconversion (30 ans et plus)

L’enjeu bascule vers la conservation et la transmission du patrimoine constitué, ainsi que le financement d’un nouveau projet professionnel. L’Agence nationale du sport (ANS) déploie depuis 2024 des cellules d’orientation-formation-insertion-reconversion (OFIR) dans les Maisons régionales de la performance (sports.gouv.fr).

Les revenus du sportif professionnel et leur traitement fiscal

Comprendre la fiscalité du sportif professionnel suppose de distinguer la nature des revenus perçus. Le Code général des impôts en distingue plusieurs catégories.

Les salaires versés par le club employeur

Lorsque le sportif exerce dans le cadre d’un contrat de travail (footballeur, rugbyman, basketteur salarié), les rémunérations relèvent de la catégorie des traitements et salaires (TS), conformément à l’article 79 du CGI. Les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu s’appliquent selon le droit commun, avec le prélèvement à la source.

Les primes liées à la performance

Primes de match, primes de victoire, primes de qualification : ces sommes versées par l’employeur suivent le régime des salaires. Le Bulletin officiel des finances publiques précise que ces revenus entrent dans le champ d’application de l’article 84 A du CGI (BOFiP, BOI-RSA-BASE-10).

Les revenus de la pratique sportive hors salariat

Pour certaines disciplines (boxe professionnelle, golf, tennis, sports individuels), le sportif n’est pas salarié. Il perçoit des bourses, des prix, des dotations. Ces revenus relèvent des bénéfices non commerciaux (BNC) au sens de l’article 92 du CGI. Le BOFiP rappelle que les boxeurs professionnels, par exemple, ne peuvent être regardés comme liés aux organisateurs par un contrat de travail ; les profits qu’ils réalisent relèvent de la catégorie des BNC (BOFiP, BOI-BNC-SECT-20-20).

Les revenus accessoires : sponsoring, publicité, droits image

Ces revenus suivent un régime distinct. L’administration fiscale exclut explicitement les contrats publicitaires et de parrainage du dispositif d’étalement réservé à la pratique directe du sport (BOFiP, BOI-BNC-SECT-20-20, §80). Selon les modalités contractuelles, ils peuvent être imposés en TS, en bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou en BNC.

Les primes olympiques et paralympiques

L’article 163-0 A ter du CGI prévoit un dispositif optionnel d’étalement des primes versées aux médaillés olympiques et paralympiques. Ces primes, fixées par le décret n° 2014-298, peuvent être étalées sur quatre années suivant celle de leur perception. Le dispositif est cumulable avec le lissage de l’article 84 A.

Le régime des impatriés

Pour les sportifs étrangers ou expatriés signant un contrat en France, l’article 155 B du CGI permet de bénéficier du régime des impatriés : exonération partielle de la prime d’impatriation et de la fraction de rémunération correspondant à l’activité exercée à l’étranger, pendant 8 ans maximum.

L’étalement de l’imposition : articles 84 A et 100 bis du CGI

C’est le mécanisme fiscal le plus puissant pour atténuer la progressivité de l’impôt sur le revenu d’un sportif professionnel.

Le principe

Sur option, le sportif peut demander à être imposé sur la base d’un revenu égal à la moyenne des bénéfices ou salaires de l’année d’imposition et des deux années précédentes (moyenne triennale) ou des quatre années précédentes (moyenne quinquennale). Le BOFiP précise que ce mécanisme s’applique aux revenus issus de la pratique d’un sport, qu’ils soient imposables en salaires (article 84 A) ou en BNC (article 100 bis) (BOFiP).

Pourquoi ce dispositif est central

La Cour administrative d’appel de Paris l’a rappelé dans une décision du 5 juin 2024 : l’objectif du régime est de tenir compte du caractère irrégulier des revenus de certaines professions. Lorsque le contribuable cesse de percevoir des revenus sportifs, le régime continue à produire ses effets pour les sommes perçues pendant la période d’option (Grant Thornton Société d’Avocats, juillet 2024).

Cas pratique — étalement triennal : un footballeur signe un contrat à 800 000 € annuels après deux saisons à 50 000 € et 100 000 €. Sans option, il est imposé sur 800 000 € en année N, avec atteinte des tranches à 41 % et 45 %. Avec option sur la moyenne triennale, sa base imposable devient (800 000 + 100 000 + 50 000) / 3 = 316 666 €, restant dans des tranches plus favorables. L’économie d’impôt se chiffre en dizaines de milliers d’euros sur la durée de l’option.

Les conditions

  • Demande écrite jointe à la déclaration de revenus.
  • Choix expressément formulé entre 3 ou 5 ans (ce choix est irrévocable).
  • Application uniquement aux revenus issus directement de la pratique du sport (les revenus publicitaires sont exclus).
  • L’option ne s’applique pas aux contribuables relevant du régime micro-BNC.

Les exclusions importantes

Le BOFiP précise expressément que ce régime ne s’applique pas aux entraîneurs d’équipes sportives (Réponse ministérielle Labarrère n° 24244 du 3 juillet 1995). Les revenus tirés de contrats publicitaires, de parrainage ou d’exploitation du droit à l’image en sont également exclus.

Le droit à l’image individuelle : un levier patrimonial encadré

La loi n° 2017-261 du 1er mars 2017 a consacré le droit à l’image individuelle (DII) des sportifs et entraîneurs professionnels, codifié à l’article L. 222-2-10-1 du Code du sport. Ce dispositif autorise les associations et sociétés sportives à verser des redevances distinctes du salaire en contrepartie de l’utilisation commerciale de l’image, du nom ou de la voix du sportif.

Le régime social et fiscal

Les redevances perçues au titre du DII sont soumises à l’impôt sur le revenu, à la CSG et à la CRDS, mais pas aux cotisations sociales salariales et patronales lorsqu’elles ne constituent pas la contrepartie d’un travail. La Cour de cassation a rappelé en 2019 que l’URSSAF ne peut requalifier ces redevances en salaires en dehors de la procédure d’abus de droit, qui offre des garanties spécifiques aux clubs.

L’écueil du montage offshore

L’administration fiscale dispose d’une arme spécifique avec l’article 155 A du CGI, conçu pour combattre les montages où le sportif cède son image à une société étrangère implantée dans un État à fiscalité privilégiée (article 238 A du CGI). Le Conseil constitutionnel a validé ce dispositif au regard de l’objectif de lutte contre l’évasion fiscale, sous réserve qu’il n’entraîne pas de double imposition. La ligne entre optimisation légale et évasion est étroite : le recours à un conseil spécialisé est indispensable.

En pratique

Pour un sportif fortement médiatisé, structurer le DII permet d’optimiser légalement la fiscalité d’une partie de la rémunération. Cela suppose :

  • une convention écrite entre le sportif et le club, distincte du contrat de travail ;
  • une justification commerciale réelle de l’exploitation de l’image (campagnes, merchandising) ;
  • un montant proportionné à la valeur économique réelle de l’image ;
  • une déclaration fiscale rigoureuse.

La prévoyance du sportif : se protéger contre la blessure et l’invalidité

C’est l’angle mort de nombreuses gestions patrimoniales sportives. Une blessure grave peut interrompre une carrière en quelques minutes. La prévoyance n’est pas une option mais le filet de sécurité indispensable à toute construction patrimoniale.

Les risques couverts

Une bonne prévoyance pour sportif professionnel doit couvrir :

  • l’incapacité temporaire de travail : indemnités journalières en cas d’arrêt prolongé ;
  • l’invalidité permanente partielle ou totale : rente viagère ou capital ;
  • le décès : capital pour les ayants droit, rente pour le conjoint et les enfants ;
  • la perte de licence : indemnité en cas d’arrêt définitif imposé pour raisons médicales.

La complémentarité avec le contrat club

Les clubs souscrivent généralement des contrats collectifs, mais les couvertures sont souvent limitées au montant du salaire annuel et cessent à la fin du contrat. Une prévoyance individuelle complémentaire est essentielle pour protéger durablement le sportif et sa famille.

Pour une approche détaillée des contrats de prévoyance, consultez notre page métier Prévoyance.

Préparer la retraite quand on est sportif professionnel

La question de la retraite du sportif professionnel oblige à distinguer deux dimensions : les droits à pension liés au statut, et la constitution d’un capital patrimonial complémentaire.

Les droits à retraite spécifiques

L’État compense les trimestres non cotisés par les sportifs de haut niveau dans la limite de 16 trimestres consécutifs ou non. Cette limite a été portée à 32 trimestres pour les sportifs inscrits sur la liste des sportifs de haut niveau à compter du 1er janvier 2023 (FFS). La mesure n’est pas rétroactive pour les sportifs listés avant le 31 décembre 2011.

Pour les footballeurs et rugbymen professionnels salariés, les cotisations s’effectuent au régime général, mais la durée courte de la carrière conduit mécaniquement à des pensions modestes au regard des revenus de carrière.

Les solutions complémentaires

Trois outils structurent la constitution d’un capital retraite pour le sportif professionnel :

  • L’assurance-vie luxembourgeoise en unités de compte, particulièrement adaptée à des patrimoines internationaux et des carrières mobiles. Elle offre une triangulation banque/assureur/dépositaire qui sécurise le contrat (mécanisme du super-privilège).
  • Le Plan d’épargne retraite (PER), qui permet une déduction des versements du revenu imposable dans la limite des plafonds annuels. Particulièrement intéressant pendant les années de pic de revenus.
  • L’investissement immobilier locatif, source de revenus passifs pour la retraite.

Investissement immobilier : sécuriser pendant et après la carrière

L’immobilier joue un rôle central dans le patrimoine du sportif professionnel pour trois raisons : il diversifie le portefeuille au-delà des produits financiers, il génère des revenus locatifs passifs, et il constitue un capital tangible peu sensible aux aléas de marché.

La résidence principale

Premier réflexe patrimonial, l’achat de la résidence principale offre une stabilité aux familles souvent soumises aux mutations sportives.

L’immobilier locatif et la pierre-papier

Pour diversifier sans gérer directement, les SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier), les SCI (Sociétés civiles immobilières) et les OPCI (Organismes de placement collectif immobilier) constituent des alternatives pertinentes.

L’investissement parking ou local commercial

Plus accessible et liquide, l’investissement en places de parking offre une diversification à risque maîtrisé.

Reconversion professionnelle : préparer l’après-carrière

La reconversion conditionne la solidité durable du patrimoine du sportif. Le ministère des Sports rappelle qu’à l’exception de quelques cas peu représentatifs, la quasi-totalité des athlètes devra construire un nouveau projet de vie après le sport (sports.gouv.fr).

Les dispositifs publics

  • Le statut Reconversion délivré par les fédérations, valable un an et renouvelable jusqu’à six ans pour les sportifs anciennement inscrits en catégorie Élite ou Senior présentant un projet d’insertion professionnelle.
  • Les cellules OFIR (Orientation-Formation-Insertion-Reconversion) déployées dans les Maisons régionales de la performance sous l’égide de l’Agence nationale du sport.
  • L’Afdas, opérateur de compétences de la branche sport et culture, qui finance des parcours de formation.

Les dispositifs sectoriels

Dans le football, Europ Sports Reconversion (ESR), branche de l’UNFP, accompagne les joueurs avec un taux d’adhésion d’environ 95 % chez les footballeurs professionnels (UNFP). Une convention a été signée le 10 décembre 2025 entre ESR et France Travail pour renforcer l’accompagnement post-carrière.

Les solutions patrimoniales pour financer la reconversion

Le capital constitué pendant la carrière doit pouvoir financer une formation, le lancement d’une entreprise, l’acquisition d’un fonds de commerce ou un investissement immobilier productif. La structuration de cette transition relève typiquement du conseil patrimonial. Pour mieux cerner notre approche, voir Pourquoi vous faire accompagner dans la gestion de votre patrimoine par un ancien sportif.

Gestion de patrimoine des clubs de sport

Les clubs sportifs, qu’ils soient associations loi 1901, SASP, SAOS ou EUSRL, présentent des problématiques patrimoniales spécifiques qui justifient un accompagnement dédié.

Les enjeux financiers du club

  • Trésorerie : la saisonnalité des recettes (billetterie, droits TV, sponsoring) impose une gestion fine des excédents et des besoins en fonds de roulement.
  • Masse salariale : poste structurellement dominant dans le budget, sa maîtrise conditionne la pérennité.
  • Investissements : équipements, centres de formation, immobilier, qui appellent un financement approprié.
  • Prévoyance collective : couverture des salariés sportifs et administratifs, contrats spécifiques aux risques sportifs.
  • Épargne salariale : le PEE et le PER collectif sont des leviers d’attractivité et d’optimisation.

Les enjeux patrimoniaux des dirigeants

Les dirigeants de clubs sont eux-mêmes confrontés à des problématiques patrimoniales (rémunération, retraite, transmission). Les principes de la gestion patrimoniale du chef d’entreprise s’appliquent avec des spécificités liées au secteur sportif. Notre article dédié Chef d’entreprise : quel placement pour se constituer un patrimoine financier s’applique en grande partie aux dirigeants de clubs.

Arc Gestion Privée se positionne comme l’un des cabinets en France offrant une expertise dédiée à la fois aux sportifs professionnels et aux clubs sportifs.

Pourquoi choisir Arc Gestion Privée

Arc Gestion Privée s’adresse aux sportifs professionnels, anciens sportifs et clubs de sport en s’appuyant sur une expérience rare dans le métier de conseil en gestion de patrimoine.

L’expertise vécue d’Arnaud Cervello

Arnaud Cervello, ancien rugbyman professionnel, a pris en main son après-carrière en se formant aux métiers du conseil patrimonial. Cette trajectoire offre aux clients sportifs une compréhension intime des enjeux concrets de la carrière : saisonnalité des compétitions, mobilité géographique, négociation contractuelle, contraintes de temps, médiatisation, vulnérabilité physique. Ce vécu transforme la relation client : le conseiller financier sportif parle un langage commun avec ses clients, ce qui n’est pas anecdotique pour la qualité du diagnostic patrimonial.

Une approche dédiée aux clubs de sport

Au-delà du sportif individuel, Arc Gestion Privée accompagne les clubs sportifs dans la structuration de leur trésorerie, l’optimisation de leur masse salariale, leurs investissements et la prévoyance collective. Cette double compétence sportif individuel / club est rare dans le paysage du conseil en gestion de patrimoine français.

Un ancrage national et régional

Implanté en Occitanie avec une présence à Montpellier et dans l’Aude, Arc Gestion Privée intervient sur l’ensemble du territoire français pour ses clients sportifs, qui se déplacent fréquemment entre clubs et centres d’entraînement.

Des services complets

L’accompagnement d’Arc Gestion Privée commence par un bilan patrimonial, étude préalable qui ouvre l’accès aux grands domaines du conseil : épargne et placements (dont l’assurance-vie), investissement immobilier, prévoyance, retraite (dont le PER), transmission et succession. L’accompagnement se prolonge par la protection du conjoint et la gestion sous mandat. La page Nos services détaille chaque expertise.

FAQ — Questions essentielles

Avant de répondre aux questions les plus fréquemment posées par les sportifs et les clubs, il convient de préciser que la gestion de patrimoine est un domaine où chaque situation présente des spécificités. Les éléments ci-dessous fournissent un cadre général de référence, sourcé sur des publications officielles. Pour toute application concrète à votre situation personnelle, un échange avec un conseiller en gestion de patrimoine est nécessaire — Arc Gestion Privée propose un premier rendez-vous d’analyse pour cadrer les enjeux. Cette FAQ reprend les questions effectivement posées par les sportifs et les clubs, identifiées à partir des recherches gestion patrimoine sportif et retraite sportif professionnel.

La rémunération d’un conseiller en gestion de patrimoine peut prendre plusieurs formes : honoraires forfaitaires pour un bilan, rétrocessions de commissions sur les produits placés, honoraires de gestion sur l’encours sous mandat (typiquement entre 0,5 % et 1 % par an). Pour un sportif professionnel, le coût d’un accompagnement structuré est largement compensé par les économies fiscales générées, notamment via l’étalement de l’imposition sur 3 ou 5 ans.

Tout sportif professionnel dont les revenus annuels dépassent significativement les revenus médians. Le besoin se justifie dès le premier contrat substantiel, car les choix initiaux (statut, contrats d’épargne, prévoyance, structuration du droit à l’image) déterminent la trajectoire patrimoniale future.

Le conseiller apporte trois valeurs : une vision stratégique (cycle de vie patrimonial, allocation d’actifs), une expertise technique (fiscalité, juridique, assurance), et une discipline d’exécution (suivi régulier, ajustements, anticipation des transitions de carrière).

Pour un sportif professionnel, les trois axes structurants sont : l’épargne financière long terme via assurance-vie et PER, l’immobilier (résidence principale et locatif), et les actifs professionnels (création ou acquisition d’entreprise pour la reconversion). Notre guide général sur la gestion de patrimoine détaille ces trois piliers pour tout investisseur.

Oui. Les sportifs professionnels salariés cotisent au régime général de la Sécurité sociale et au régime complémentaire (Agirc-Arrco). Les sportifs de haut niveau bénéficient d’une compensation des trimestres non cotisés par l’État dans la limite de 16 trimestres (32 depuis 2023 pour les nouveaux inscrits Élite et Senior). La pension de droit commun reste cependant souvent modeste au regard du niveau de vie de carrière, ce qui justifie un effort d’épargne complémentaire substantiel.

Oui. Le footballeur professionnel salarié de Ligue 1 ou Ligue 2 cotise au régime général et perçoit une pension à l’âge légal. Compte tenu de la brièveté des carrières (en moyenne 4 à 5,5 années selon le CEET-CNAM) et des règles de calcul (25 meilleures années pour le régime général), la pension de retraite Sécurité sociale sera mécaniquement faible. La constitution d’une retraite complémentaire privée est essentielle.

La transition se fait en plusieurs étapes : inscription en catégorie Reconversion auprès de la fédération, accompagnement par les cellules OFIR ou les dispositifs sectoriels (UNFP/ESR pour les footballeurs), formation ou bilan de compétences, lancement d’une nouvelle activité professionnelle. La sortie de carrière sportive ne signifie pas la sortie de la vie active.

Selon le ministère des Sports, l’apogée des carrières se situe en moyenne autour de 27 ans (moyenne d’âge des sélectionnés français aux Jeux olympiques de Tokyo). La fin de carrière intervient généralement entre 30 et 35 ans, avec des variations selon les disciplines. Les sports d’endurance (cyclisme, marathon) tolèrent des carrières plus longues que les sports explosifs (sprint, gymnastique).

Pour la gestion sous mandat, les frais de gestion annuels se situent généralement entre 0,5 % et 1,5 % des encours selon le profil. Pour un bilan patrimonial ponctuel, un forfait honoraire est plus courant. La transparence sur les modes de rémunération est exigée depuis la directive européenne MIF II.

Le Plan d’épargne retraite est avantageux pour les contribuables fortement imposés (tranches à 30 %, 41 % ou 45 %), car la déduction des versements génère une économie d’impôt immédiate. Pour des contribuables peu imposés, l’avantage fiscal est limité. De plus, la sortie en capital au moment de la retraite est imposée au barème progressif. Le choix entre PER et assurance-vie doit donc s’adapter à la situation fiscale présente et anticipée du sportif.

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Rédigé par :
Arnaud Cervello
Conseiller en Gestion de Patrimoine

Arnaud Cervello dirige Arc Gestion Privée, cabinet de conseil en gestion de patrimoine dont le siège est à Narbonne, dans l’Aude. Il accompagne des sportifs professionnels, des clubs de sport, des chefs d’entreprise, des professions libérales et des particuliers.

Du rugby professionnel au conseil patrimonial

Arnaud Cervello a d’abord été rugbyman professionnel. En 1996, il signe son premier contrat professionnel avec le PSG Rugby à 13, engagé en Super League. En 1997, il rejoint le RC Narbonne, alors en première division du rugby français. Ancien client de l’UFF pendant sa carrière de joueur, il y devient conseiller en 1999.

Plus de 25 ans d’accompagnement des sportifs professionnels

  • 1999-2008 : conseiller patrimonial au sein d’UFF Sport Conseil, pôle de l’UFF consacré à l’accompagnement des sportifs professionnels et des athlètes de haut niveau, de leur formation à leur reconversion.
  • 2008-2018 : associé gérant d’A2C Patrimoine à Narbonne, cabinet enregistré à la CNCGP et spécialisé dans la gestion de patrimoine des sportifs professionnels et de la clientèle privée.
  • 2018-2020 : directeur associé du groupe Decarion, à Montpellier.
  • Aujourd’hui : gérant d’Arc Gestion Privée.

Il est titulaire du DU Expert en Gestion de Patrimoine de l’Université d’Auvergne (2009-2010).

Sa méthode

Chaque accompagnement commence par un bilan patrimonial, l’étude préalable qui oriente ensuite les décisions d’épargne et de placement, d’investissement immobilier, de prévoyance, de retraite et de transmission. Pour les sportifs professionnels, cet accompagnement couvre les trois temps d’une carrière : la formation, la carrière professionnelle et la reconversion.